29 décembre 2008 | par Michel Dechamplain

Into The Wild
Commençons par le septième art. Sans vous énumérer tout ce que j’ai vu cette année, je vous partagerai ici quelques coups de cœur, quelques films que je vous recommande chaudement.
Le dernier continent
Ce documentaire de Jean Lemire sur les effets du réchauffement de la planète dans l’Arctique nous fait non seulement réfléchir sur l’importance de faire attention à notre terre, mais nous éblouit par la beauté des images, d’une pureté à couper le souffle. Il faut voir ce film aussi pour l’expérience humaine qui l’entoure et l’habite. Les paroles de Plamondon me sont venu en tête durant le film: Ne tuons pas la beauté du monde…
Into the wild (Vers l’inconnu)
Ce film de Sean Penn est sans contredit mon coup de cœur de l’année 2008. Adapté du roman de Jon Krakauer «Voyage au bout de la solitude», le film raconte la quête d’un jeune homme qui, à sa sortie des études, décide d’entreprendre un long périple qui le mènera jusqu’en Alaska. Tout au long de sa route, le jeune homme fera des rencontres marquantes et significatives. Cette aventure spirituelle lui apprendra que le bonheur n’existe vraiment que s’il est partagé. À voir absolument ou à revoir encore et encore!
I am because we are
«I am because we are», c’est le titre du documentaire produit par Madonna sur la condition des enfants vivant au Malawi. Le 24 avril 2008, j’ai eu le plaisir d’assister à la première mondiale de ce film dans le cadre du «Tribeca Film Festival » de New-York.
Le documentaire nous montre le visage d’un pays ravagé par l’épidémie du SIDA et d’autres maladies qui ont comme conséquences directes, mais aussi comme source, la pauvreté. Le pays compte 13 millions d’habitants dont 1 million d’enfants orphelins parce que leurs parents sont décédés du SIDA ou d’autres maladies comme la malaria. Un portrait bien peu reluisant de l’avenir de ce pays.
Peut-on identifier la ou les causes, le ou les responsables de cette situation? Bien qu’il en soit un peu question, ce documentaire ne sert pas à déterminer ou à juger les coupables, mais plutôt à éveiller les consciences. Bien sûr, les traditions, la situation politique, les gouvernements en place peuvent être montrés du doigt, mais le film nous invite à regarder au delà de ça.
«I am because we are» – «Je suis parce que nous sommes» est un message qui nous fait prendre conscience, dans ce monde où l’individualisme est roi, que nous sommes inévitablement liés les uns aux autres. Si tu tombes, je tombe, comme dans un jeu de dominos. Partant de ce point de vue, nous avons une responsabilité face à ce qui se passe dans ce monde. Peu importe où nous sommes et qui nous sommes.
Les images saisissantes, les témoignages bouleversants, les entrevues percutantes m’ont captivé du début à la fin. J’ai découvert également un visage de Madonna que je connaissais plus ou moins. La «Material girl», comme l’ont souvent qualifiée les médias, m’est apparue comme la «Humanist women». Le film n’est pas encore distribué, mais je vous invite à consulter le site Internet pour en apprendre davantage sur le film et sur la fondation mise sur pied pour redonner un peu d’espoir et d’avenir à ces enfants qui, malgré tout, ont encore la joie de vivre au cœur!
http://www.iambecauseweare.com/
Mamma Mia !
Plus léger que les trois autres, ce film adapté de la comédie musicale du même nom fut un pur moment de ravissement. Ayant souvent dansé sur la musique d’ABBA, Mama Mia a ravivé en moi quelques souvenirs du passé.
C’est l’histoire de Sophie qui va se marier bientôt et qui décide d’inviter son père au mariage. Mais qui est son père au juste? Finira-t-elle par le découvrir? C’est au son et au rythme des «I Have A Dream» , «Dancing Queen», «Honey, Honey » et plusieurs autres succès du groupe ABBA que nous l’apprendrons. Meryl Streep perce l’écran dans ce décor sublime d’une île grecque et la voix d’Amanda Seyfried nous charme du début à la fin. Christine Baranski et Julie Walters pour leur part sont irrésistiblement hilarantes. Si vous l’avez manqué au cinéma, achetez le DVD qui vient de sortir.
Pour terminer cette partie cinéma de ma revue culturelle 2008, voici quelques films que j’ai vu en salle ou en DVD et qui méritent votre attention:
- Caramel de Nadine Labaki
- Bordeline de Lyne Charlebois
- Paris de Cédric Klapisch
- Les chroniques de Narnia : Le prince Caspian de Andrew Adamson
- Les témoins de André Téchiné
- Expiation de Joe Wright
- Les cerfs-volants de Kaboul de Marc Forster
- À la croisée des mondes – La Boussole d´or de Chris Weitz
- L’âge des ténèbres de Denys Arcand
- Faubourg 36 de Christophe Barratier
INTO THE WILD :

















































