20 juillet 2009 | par Michel Dechamplain

BIA
Hier soir j’avais deux choix pour le Festival d’été, un de cœur et l’autre de tête. Après avoir décidé d’opter pour celui de tête, j’ai été ramené par la force des choses à me rabattre sur celui du cœur.
En effet, j’avais décidé d’aller voir Sting. Bien sûr, comme la centaine de milliers de festivaliers réunis sur les plaines, j’avais bien hâte d’entendre «Roxanne». Mais avouons-le, Billy et moi nous y allions surtout pour prendre de bons clichés du célèbre chanteur et vivre ce moment unique. Il faut savoir que depuis le début du festival, grâce à nos accréditations de presse, nous avons pu nous rendre aux pieds des différentes scènes pour y photographier les nombreux artistes que nous avons vu et entendu jusqu’à maintenant. Surprise! En ce qui concernait le spectacle d’hier, il nous fallait, en plus de nos accréditations habituelles, une permission spéciale, chose que nous n’avions pas.
Donc, au diable les photos de Sting, nous décidons alors de quitter la scène Bell pour nous rendre à la scène Métro entendre la plus québécoise des brésiliennes, Bïa. Comme quoi, il faut toujours suivre son cœur.
Malheureusement, nous avons manqué le début de ce spectacle où de vrais mélomanes étaient au rendez-vous. Bïa, c’est la chaleur du Brésil, la sensualité latine, la convivialité québécoise et la douce folie française. Entre l’ange et la diablesse, la belle nous fait voyager avec ses rythmes tantôt suaves, tantôt bouillants, dans une ambiance intimiste et feutrée. Quand elle entonne «Malandro», simplement accompagnée par son percussionniste Sacha Daoud, elle nous démontre comment à elle seule, sa voix est un instrument en soi. Quand elle nous fredonne en portugais «Jardins d’hiver» du regretté Henri Salvador, elle nous inonde d’une douce sensualité.
Finalement, j’avoue que ma déception de n’avoir pu être aux premières loges de Sting, s’est transformée en une immense joie d’avoir goûté l’été en compagnie de Bïa. Je n’ai pas encore en ma possession son dernier opus, Nocturno, mais je vous assure que je vais remédier à la situation très bientôt!






































