20 juillet 2009 | par Michel Dechamplain

Placido Domingo
D’entrée de jeu, j’avoue être un tantinet inculte en ce qui concerne le chant classique et l’Opéra, même si j’ai quelques albums du genre dans ma discothèque. C’est qu’en fait, ce qui m’importe dans ce genre de musique c’est l’émotion qu’elle me fait vivre.
C’était donc au tour du grand Placido Domingo d’occuper la scène Bell en ce début du deuxième week-end de festival. À mon grand étonnement, le célèbre ténor a attiré une impressionnante foule. Nous avons même failli assister à une émeute lorsque les derniers arrivés devaient défiler devant la première rangée de spectateurs pour aller prendre place à l’arrière. Mauvaise coordination de l’organisation? Quoi qu’il en soit, les fidèles qui attendaient depuis de nombreuses heures l’arrivée du légendaire Placido n’allaient pas se faire voler leurs places de choix. Un instant je me serais cru dans un concert rock où les fans se bousculent pour être les premiers devant.
Le concert débute avec l’entrée en scène de l’orchestre symphonique de Québec et le chef Israël Gursky qui ouvre cette magnifique soirée avec “Georges Bizet: Carmen (Prélude)”. Puis arrive, sous des tonnerres d’applaudissements, le très attendu ténor qui de sa voix majestueuse entonne “Ô souverain, ô juge, ô père” (opéra “Le Cid” de Jules Massenet). Après cette première pièce, M. Domingo laisse immédiatement la place à la très charmante cantatrice argentine, Virginia Tola. L’excellente soprano partagera tout au long de la soirée la scène avec le ténor de renom, tantôt en solo, tantôt en duo.
D’ailleurs tout au cours de cette soirée, j’ai eu des frissons qui ont parcouru mon corps entier, et détrompez-vous, ce n’était point à cause de la température plutôt froide pour un 17 juillet. Nul ne peut demeurer indifférent devant la prestance de ce grand chanteur lyrique, et à mon avis, cette 9e soirée du festival aura été l’une des très réussies et augure bien pour le Festival international d’Opéra de Québec annoncé plutôt en journée et auquel s’est associé M. Domingo. La première édition de ce festival se tiendra en 2011. Décidément, Québec devient de plus en plus, une plaque tournante en terme de culture.





































