
CABARET (ka-ba-rè) n.m. Boîte de nuit où l’on peut manger, danser, voir un spectacle.
À l’affiche, ce soir : « Fumée de cigarette et vapeurs de bourbon nous plongent dans l’atmosphère des années 60,70 et aiguisent nos sens à l’arrivée fantasque de Serge Gainsbourg. Voilà que des marionnettes s’animent et tirent les fils d’un cabaret consacré à cet homme hors norme. Rêve et cauchemar, poésie et quotidien, charme et provocation composent la trame de ses chansons. »
Créé par le comédien et marionnettiste, Martin Genest et l’équipe du Théatre Pupulus Mordicus, cette pièce propose donc un voyage dans le temps. Dans une époque malheureusement révolue, où théâtre improvisé se mélangeait avec la chanson et la musique.
Comme dans un rêve, nous nous engageons dans l’enceinte du Théatre Périscope aménagée pour l’occasion. Imposant tout de suite l’atmosphère mythique de ces cabarets… Sous les lumières tamisées, assis à des tables où luisent des bougies, le décor enfumé suggère dès lors, l’excitation, l’anticipation que nous allons vivre un moment remarquable!
Sur des notes de jazz, s’ouvre le « Cabaret Gainsbourg ». Armé d’un disque de vinyle, le DJ nous replonge dans ce passé, déjà trop loin. S’en suivra une série de vignettes, petits morceaux, petits clins d’oeil au génie de Gainsbourg.
Gainsbourg qui est un peu partout en ce moment au Québec (livres biographiques, au Cinéma et maintenant au Théatre), renait de ses cendres, sous cette apparence divertissante, impertinente… et passionnante !
Peut-être l’essence même de l’homme est représentée ici. Dix-sept chansons. Une chanson originale. Dix-huit tableaux. Un homme. Si pour moi, la plupart des chansons étaient méconnues, le plaisir fut tout aussi délicieux que pour ceux qui, comme mon accompagnatrice, connaissaient les pièces choisies pour dépeindre l’artiste.
Le choix des pièces (plusieurs choisies parmi ses toutes premières enregistrées), triées de son répertoire plus jazzé, propose un regard unique autant du personnage Gainsbourg, mais aussi de l’auteur-compositeur qui savait si bien jouer avec les mots. Les thèmes favoris de Gainsbourg se retrouvent ici, admirablement représentés de façon créative.

De plus, on a demandé à Anne-Marie Oliver d’écrire les quelques lignes qui unissent les vignettes et une surprenante chanson pour la représentation. Comme pour nous dire qu’aujourd’hui Gainsbourg aurait un faible pour le « slam». Ce moment est l’un de mes coups de coeur. Pour ne rien manquer de la poésie de ce texte (et sa musi-qualité), on a eu la brillante idée de faire défiler les mots sur un écran-géant.
La femme, l’amour, le sexe… la musique. La troupe Pupulus Mordicus signe encore une oeuvre spectaculaire, singulière qui aura le mérite certain d’oser. On réussit avec cette oeuvre à rendre un véritable hommage à cet homme tout aussi énigmatique que surprenant !
Un immense BRAVO, pour cette union magique entre les mots et la musique (deux de mes passions !).
Un bravo tout particulier à la superbe Valérie Laroche, magnifique, sexy, belle à la voix épatante. Une pièce à ne pas manquer ! Espérons une tournée et, pourquoi pas, une visite chez nos cousins !
Cabaret Gainsbourg
UN CABARET CONTEMPORAIN
DÉJANTÉ ET ÉCLECTIQUE
Du 14 avril au 1er mai 2010
Du mardi au samedi, 20 h
Dimanche, 25 avril à 15 h
au Théâtre Périscope
salle Principale – 2 rue Crémazie Est, Québec
Chansons : Serge Gainsbourg
Dramaturge : Anne-Marie Olivier
Mise en scène : Martin Genest
Collaboration à la mise en scène : Véronique Côté
Distribution : Pierre Robitaille, Patrick Ouellet, Valérie Laroche, Martien Bélanger, Mathieu Doyon et Stéphane Caron
Consultant à la scénographie : Christian Fontaine
Direction musicale : Martien Bélanger
Conceptrice des costumes : Huguette Lauzé
Conception des marionnettes et des accessoires : Pierre Robitaille et Vano Hotton
Éclairages : Laurent Routhier
Concepteur en multimédia : Lionel Arnould
Plus sur la Troupe Pupulus Mordicus
Plus sur Serge Gainsbourg (WikiPedia)






































