Je voudrais (pas) crever : Merci la vie!

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En entrant, hier soir, dans la salle principale du Théatre Le Périscope, les acteurs attablés dans une cuisine, discutaient entre eux. En accompagnement, l’un d’eux jouait du piano… D’emblée, nous avions l’impression d’assister à une réunion d’amis ou d’une fête… Mais, il en était tout autre…

La troupe montréalaise DuBunker propose aux spectateurs de la Vieille Capitale, la pièce « Je voudrais (pas) crever ». D’après un texte de Marc-Antoine Cyr qui raconte l’histoire de Mateo, jeune homme à la fin de la vingtaine, qui est mourant. Quatre amis l’accompagnent : Luce et Sylvain viennent de s’acheter une première maison, Solange revient de voyage et entreprend une thèse, Paul se remet d’une rupture amoureuse. Devant la mort imminente de leur ami, ils se retrouvent tous entraînés dans un grand remous qui les conduira face à eux-mêmes. Un vent de nostalgie balaie leur petit monde, entraînant les souvenirs d’enfance et laissant au centre un grand vide rempli de questions.

Dans cette belle pièce, on y aborde la désillusion de ce groupe de jeunes qui, au début de la trentaine, aspire à laisser une trace ou du moins, faire sa place. Il y a aussi la fragilité de la vie… Car nous cherchons tous à vivre complètement et pleinement, une vie qui peut si facilement nous glisser entre les mains…

La mise en scène est brillante, vivante et à la limite, cinématographique. Raynald Robinson (aucun lien de parenté) s’est complètement approprié le texte. Notamment, en y ajoutant des personnages, des chants et autres interludes… Que se soit en solo ou en groupe, ces moments où ils entonnent les “Trois petites notes de musique” , “Le temps des cerises” , “Gracias a La Vida” (déchirante), “When I’m Gone” et “Time After Time” en finale… nous transportent et nous donne des frissons.  La forme circulaire de la scène permet aux protagonistes d’entrer et sortir dans un ballet original…

Le tout est porté à bout de bras par de jeunes interprètes de talent, qui habitent totalement leurs personnages. Captivants, ils nous émeuvent et nous égayent, tant par leur diversité que par leurs vérités… Les scènes où le personnage principal se souvient, en compagnie de sa maman, de son enfance, sont de magnifiques moments…

Gros coup de cœur pour cette pièce au texte intelligent, drôle et touchant sur une mise en scène brillante et intelligente…

JE VOUDRAIS (PAS) CREVER

Du 18 janvier au 6 février 2011
Salle principale
Théâtre Le Périscope, Québec

Production Théâtre DuBunker
Codiffusion Théâtre Périscope

Texte : Marc-Antoine Cyr
Mise en scène : Reynald Robinson
Distribution : Francesca Bácernas, Christian Baril, François Bernier, Sabrina Bisson, Monia Chokri, Charles Dauphinais, Hubert Lemire et Véronique Pascal
Équipe de création: Émilie Gauvin, Romain Fabre, Yves Morin, DuBunker, Romain Fabre, Olivier Gaudet-Savard, François Bernier.

Plus de détails : http://theatreperiscope.qc.ca/

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(Photo: David Ospina)