D’abord annoncée comme un « combat-spectacle », la soirée visait surtout à célébrer les 30 ans de Bob. D’ailleurs, le spectacle a débuté de façon prévisible avec presque 45 minutes de retard.
Ceux qui s’attendaient à une alternance de chansons ont été rapidement déçus mais lorsque Pépé s’est amené sur la scène, plus personne n’y a pensé. Mélangeant rythmes pop/rock, parfois un peu rockabilly, parfois plus grunge tirant sur le punk en passant par son répertoire de chansons françaises qui a inspiré son album Pépé Goes Français, Pépé et ses trois musiciens ont allumé la salle de l’Impérial. Premier constat : les gens ne sont pas venus que pour La Recrue de l’Année qu’est Bob, Pépé a définitivement un grand bassin de fans, très grand. Et votre humble serviteur a un peu honte de ne pas avoir appris à mieux connaître cet artiste dont je me fais parler depuis 2007 car j’ai été très satisfait de ce que j’ai vu et entendu.
Puis, passé 22 heures, Bob fit son arrivé sur scène. Beaucoup de gens étaient vêtus pour l’occasion, que ce soit avec un t-shirt Chris Chelios, Y Sont Toutes Folles ou Gorgée, le fameux cri de guerre du goon de la musique que j’ai finalement entendu sur scène pour la première fois, et deuxième, et troisième, et, je ne me souviens plus combien d’autres fois. De son propre aveu, Bob Bissonnette n’est pas un grand chanteur mais force est d’avouer que ses chansons rassemblent un grand public car il touche beaucoup de gens au cœur, c’est-à-dire le hockey! Ce chansonnier originaire de Québec cache difficilement son désir et sa partisannerie du sport. Donc, Roberto « Bob » Bissonnette nous fit la plupart des titres paraissant sur son unique album Recrue de l’Année, débutant avec It’s In The Game en passant par Hockey Dans Rue, Chris Chelios et Y Sont Toutes Folles, sans oublier J’Haïs Montréal, le tout sans négliger plusieurs « gorgées ! » tout en faisant sa version de Nothing Else Matters et d’autres titres qui, espérons-le, paraîtront sur un prochain album! Notons aussi le côté communicateur et l’humour indéniable qui fait de lui une personnalité unique et attachante.
Certains parlent de lui comme d’une autre version de Plume Latraverse et je ne peux être d’accord car Plume c’était Plume, il était unique dans son genre et Bob en est un tout autre. Bob chante surtout sur le hockey et non l’alcool. L’avenir ne saura dire si un prochain album prendra une tangente légèrement différente. Le public avoisinant les 25-35 ans en moyenne, la plupart des gens ayant des enfants, reste à savoir ce que ce dernier demandera.
Somme toute une soirée de plus de 4 heures très bien remplie, rarement ennuyante! Les 1000 personnes présentes semblaient être d’accord aussi!





































