Il était le successeur légitime de Muhammad Ali. Il était l’enfant chéri des Jeux Olympiques de Montréal en 1976. À 23 ans il remporte son premier titre mondial en 1979. Sa feuille de route du pugilat professionnel comprend des noms comme Roberto Duran, Thomas Hearns, Marvelous Marvin Hagler et des boxeurs canadiens comme Fernand Marcotte et Donny Lalonde. Ses mains étaient rapides comme l’éclair, son jeu de jambes fluide, il pouvait faire mal à ses adversaires, il était capable d’encaisser, de tomber et de se relever mais personne ne pouvait croire que cet icône de la boxe professionnelle pouvait avoir une vie personnelle aussi troublée. C’est ce que Leonard détaille dans son autobiographie “The Big Fight“.
Dans son autobriographie, dont l’écriture a débuté il y a seulement deux ans une fois que ses problèmes personnels se sont résorbés, Leonard aborde plusieurs détails troublants de sa vie. Jamais le public n’aurait pu croire telle chose. Adulé de par son sourire charmeur et sa belle image, Sugar Ray témoigne de la drogue qu’est le public et comment il en est venu à la remplacer par la drogue véritable qu’est la cocaïne. On comprend en détail comment le succès est venu à affecter sa vie personnelle. La groupies, la drogue, l’alcool étaient partie courante. Ajoutez à cela une famille en manque d’un père et vous pouvez imaginer vous-même le résultat de cette équation…
Le fait le plus surprenant raconté par le quintuple champion mondial dans cinq catégories différentes, c’est qu’il a été victime d’abus sexuel par un entraîneur à l’âge de 17 ans. Encore aujourd’hui, je suis étonné par cette nouvelle. Mon propre entraîneur, Réal Daneault, du Club de Boxe Rocky de Beauport me disait récemment « Leonard ne peut pas avoir pris autant de drogue et avoir été aussi performant ». Le seul qui a la réponse est le champion boxeur, intronisé au temple de la Renommée en 1997.
Un récit autobiographique qui en surprendra plusieurs et une leçon d’humilité qui nous permet de réaliser que la gloire, l’adulation des fans et les victoires ne sont que le masque de la personne qui sa cache derrière la personne brisée. Un mea culpa fort intriguant d’un homme qui a tout et malgré vents et tempêtes, est toujours debout.





































