J’avais demandé conseil en 2007 à un disquaire jazz concernant Make Someone Happy, album de la chanteuse Sophie Milman, qui a remporté le Juno pour l’album jazz vocal de l’année, qui m’a simplement dit que c’était « langoureux ». Je crois que j’ai bien fait de ne pas l’écouter mot à mot et continua mon écoute et le suivi de parcours de la torontoise d’origine russe. Elle nous revient avec un nouvel opus, In The Moonlight.
Certes, difficile de ne pas imaginer peau d’ours, feu de foyer et bouteille de vin quand on entend ce style musical. Ce qui est remarquable avec Sophie Milman, c’est qu’au-delà de ses formes plantureuses se cache une artiste qui visiblement, a le souci du travail bien fait. Son exécution vocale est intéressante et travaillée sans compter que sur ce nouvel album la musique a beaucoup de place. Ajoutez à cela une réalisation, qui, sans tout fracasser, est franche et solide.
Les chansons maintenant. Personne n’a réinventé la roue ici et franchement, c’est très bien comme cela. On revisite des classiques et Sophie Milman joue très bien ses cartes car le choix des titres accompagné de sa voix a charmé l’auteur de ces lignes. Quelques pièces que l’auteur de ces lignes recommande : Oh! Look At Me Now, Watch What Happens et l’intemporelle Till There Was You (pour les cinéphiles, remémorez-vous la scène lorsque la vieille dame chante à son mari pour leur anniversaire de mariage dans The Wedding Singer).
Réalisé de main de maître par Matt Pierson, cet opus est définitivement un carrefour pour les fans de ce type de jazz et pour les néophytes.
Amoureux? Vous ne serez pas déçus. Mélancoliques? Noyez votre chagrin. Stressés et besoin d’un petit répit? Faites un massage musical à votre cerveau. Comme on dit en anglais : « Take it easy. »
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