Présenté pour la première fois et pour une très courte durée, l’opéra « Eugène Onéguine » de Tchaïkovski ravira les amateurs de la Vieille Capitale, le temps de quelques représentations. L’Opéra de Québec vous propose un voyage dans la campagne russe, où amour et trahison ne sont jamais loin…
Tatiana, follement éprise, se fait éconduire par Onéguine qui n’est pas prêt à s’engager. De retour après une longue absence, il revoit Tatiana devenue depuis princesse Grémine. Onéguine se trouve foudroyé par une violente passion à laquelle Tatiana, déchirée, ne pourra répondre, voulant respecter son honneur.
Mené par le Chef d’orchestre Daniel Lipton, la musique est grandiose et d’une grande beauté. La mise en scène soignée et impeccable (costumes et décors romantiques à souhait) enveloppe les interprétations émérites de chanteurs charismatiques et chevronnés, provenant de partout dans le monde ainsi que de notre coin de pays. Notons au passage la brillante performance de Jean-François Lapointe, baryton, dans le rôle-titre, rien de moins ! Les Michel Cervant (Le Capitaine), Sonia Racine (Madame Larina), Hugues Saint-Gelais (Mr Triquet), ainsi que le Choeur de l’Opéra (dirigé par Réal Toupin); même s’ils donnent la réplique à des artistes internationaux, s’imposent par leur talent et leur aisance sur cette grande scène.
Un Opéra sans grande trame dramatique, mais où le romantisme, le désespoir et la trahison sont portés par une musique forte et des interprétations de haut calibre !
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PLUS SUR L’OPERA « Eugène Onéguine » de Tchaïkovski présenté par l’Opéra de Québec
Daniel LIPTON, Chef d’orchestre
Daniel Lipton est considéré comme l’un des plus grands talents de la direction d’orchestre. Son talent n’est pas seulement sa maîtrise de la baguette, sa clarté d’idées musicales, sa compréhension totale de tous les compositeurs qu’il dirige, mais aussi, il exerce sur son orchestre, chœur et solistes, une espèce de magie, inspirant tous ceux qui l’entourent. Dès son plus jeune âge, Maestro Lipton a démontré son penchant pour la musique. Commençant les études de piano à l’âge de 3 ans, il poursuit dans toutes les écoles importantes de New York, aboutissant à la fameuse Juilliard. Là, en plus de ses études de hautbois, piano, composition, il prend des cours de direction d’orchestre avec Jean Morel. Continuant ses études de chef, il devient assistant de Carl Bamberger au Collège de Mannes. Peu après, il obtient la bourse la plus importante pour les musiciens aux États-Unis, celle de la Fulbright, pour travailler à Paris – sa ville natale – avec la légendaire Nadia Boulanger. Dans la même année, il obtient une double bourse du gouvernement italien pour travailler, d’abord avec Franco Ferrara à Sienne, ensuite avec Sergiu Celibidache à Bologne. Après cela, sa carrière de chef d’orchestre se déclenche, obtenant des postes à l’Opéra de Zurich, Houston Grand Opera, San Antonio Festival, Denver Symphony Orchestra. Il est ensuite invité à diriger des orchestres de premier rang : la Fenice, le Concertgebouw, le London Philharmonia, l’Orchestre de l’Opéra de Paris, le Philharmonia Hungarica, l’Orchestre symphonique de Montréal, les Concerts Colonne. Puis, ce sont les grands théâtres qui voient Daniel Lipton diriger, presque toujours réinvité : Bayerische Staatsoper de Munich, Teatro Regio di Parma, San Carlo, Napoli, Théâtre de l’Opéra de Nice, Teatro del Liceo de Barcelone, Teatro Real de Madrid, Deutsche Oper de Berlin (réinvité 10 ans de suite). Partout où Maestro Lipton dirige, il reçoit les plus belles critiques. Il est nommé meilleur chef d’orchestre de l’année, pendant deux années consécutives à l’Opern Welt, et nommé meilleur interprète de Verdi par la revue « Opera » de Londres. C’est cette réputation qui lui a valu son invitation à diriger l’ouverture du premier Festival International de Moscou, en célébrant le dixième anniversaire de la Perestroïka avec Monsieur Gorbatchev. Sa passion est de monter des compagnies d’opéra dès leurs débuts, tels l’Opera de Colombia et Opera Ontario au Canada. Il découvre souvent des talents dès leurs débuts, tels que Renée Fleming, Bryn Terfel, Carlos Àlvarez. Ce dernier choisira Maestro Lipton pour faire ses débuts dans plusieurs rôles. Il travaille aussi avec les plus grands noms de l’opéra : June Anderson, Martina Arroyo, Hildegard Behrens, Carlo Bergonzi, Grace Bumbry, Montserrat Caballé, Piero Cappuccilli, José Carreras, Maureen Forrester, Sherrill Milnes, Katia Ricciarelli, Neil Schickoff, Frederica von Stade. Il dirige régulièrement en France (Paris), en Belgique (Bruxelles), au Luxembourg, en Hollande (Amsterdam), en Suisse, en Espagne et en Colombie. En 2009, Maestro Lipton aura dirigé de nombreuses fois au Canada à Opera Ontario et à Winnipeg. En juin 2009, il retournait au Festival de Prague pour la 10e Symphonie de Mahler, puis en septembre, à son Festival classique européen (Allemagne), dont il assure la direction depuis 13 ans. Entre les deux, il dirigeait une série de concerts symphoniques en Allemagne et en Asie, incluant Beijing. En mai 2010, il dirigeait le concert inaugural d’un nouveau centre culturel à Bogota, ce qui lui a valu d’être réinvité pour diriger la Traviata tout récemment en septembre. Il assurait avec succès, ici même, la direction musicale de la Bohème, en octobre 2006, de Cavalleria rusticana et I Pagliacci en mai 2009, le Gala de décembre 2009 et Il Trovatore en octobre 2010.
François RACINE, Metteur en scène
C’est par le biais d’un stage à la Canadian Opera Company que François Racine s’est intéressé à la mise en scène d’opéra. Nommé assistant metteur en scène pour la maison torontoise, il signera une vingtaine de productions. Il a travaillé avec Robert Lepage pour Erwartung de Schönberg et le Château de Barbe-bleue de Bartók dont il avait la responsabilité à leurs reprises aux festivals d’Édimbourg, de Melbourne, de Hong Kong ainsi qu’à Toronto, Vancouver, Cincinnati, Québec, Montréal (récipiendaire de 2 Prix Opus) et Edmonton (récipiendaire de 2 Sterling Awards). Ayant participé à plus de 25 productions à titre de metteur en scène et presque autant à titre d’assistant, il a signé des mises en scène pour les maisons de Victoria, Vancouver, Edmonton, Montréal, Halifax, Los Angeles, Hong Kong et Cincinnati. Professeur invité au Conservatoire de Musique de Montréal, il forme les chanteurs au jeu dramatique depuis 2001. Dans le contexte de l’art lyrique, il a collaboré à maintes reprises avec Kent Nagano et l’Orchestre symphonique de Montréal pour des mises en scène de versions concerts du répertoire d’opéra : Tannhäuser, Norma, la Sonnambula, Saint-François d’Assises et avec Yannick Nézet-Séguin, la Clemenza di Tito. Au fil des ans, il dirige des productions pour le Studio d’opéra de l’Université McGill où il signe la mise en scène de Louis Riel (récipiendaire du Prix Opus « Meilleur spectacle de l’année 2005 »). Toujours porté pour sa passion du théâtre, de la musique, du drame et de la comédie, François Racine a mis en scène des comédies musicales, du théâtre d’été ainsi que des pièces pour les enfants. À titre d’auteur dramatique, il a écrit plusieurs pièces destinées au jeune public, et produites par les Jeunesses Musicales du Canada. Il a aussi remanié et adapté une dizaine de livrets d’opérette, qui furent présentés par diverses compagnies de la région de Montréal. C’est à titre d’auteur et de metteur en scène qu’il a conçu le « Tribute to Robert Lepage », dans le cadre du festival World Leaders, présenté au Harbourfront Festival à Toronto, en octobre 2001. En juillet 2009, François Racine était nommé « Artist of the Year » pour la saison 2008-2009 de l’Opéra de Seattle. Détenteur d’une maîtrise en théâtre, François Racine enseigne le jeu dramatique pour le Studio d’opéra de l’université McGill depuis 2008. Il assurait la mise en scène de la Chauve-souris, ici même, en mai dernier.
Jean-François LAPOINTE, baryton (Eugène Onéguine)
Originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-François Lapointe a travaillé sous la direction de Louise André à l’Université Laval, où il a obtenu une maîtrise en Interprétation, avant de se perfectionner aux États-Unis auprès de Martial Singher. Il est titulaire de nombreux prix, dont trois au prestigieux Concours International de Chant de Paris. Depuis ses débuts à l’âge de dix-sept ans, Jean-François Lapointe a chanté plus de soixante rôles sur les principales scènes du monde. Il s’est illustré par ses interprétations du rôle de Hamlet d’Ambroise Thomas à Copenhague, Trieste et Genève et de Mercutio (Roméo et Juliette) à Cincinnati, Orange et Tokyo. Il a également incarné à de nombreuses reprises le rôle de Valentin (Faust), à Turin, Madrid, Monte-Carlo, ainsi qu’à Orange en août 2008. On a pu l’entendre récemment interpréter le rôle d’Albert (Werther) au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Son rôle fétiche reste Pelléas, qu’il a chanté aussi bien en Amérique du Nord (entre autres à Toronto et Cincinnati) qu’en Europe, et c’est pour ce rôle qu’il a été invité à la Scala de Milan en 2005 et que le public parisien a pu l’entendre en 2007, sous la direction de Bernard Haitink. Par ailleurs, Jean-François Lapointe n’hésite pas à s’investir dans des œuvres plus rarement jouées. Il a à ce titre participé à la création française du Candide de Bernstein, en interprétant son rôle-titre en France et en tournée à travers l’Europe. Si Jean-François Lapointe est recherché pour le répertoire français, il ne néglige pas pour autant le répertoire italien ou russe : on a ainsi pu l’entendre en Figaro (Le Barbier de Séville) à l’Opéra-Comique, ainsi qu’en Comte Almaviva (Les Noces de Figaro) à Nancy et Don Giovanni à Trieste. Il vient également d’inscrire à son répertoire le rôle du Prince Eletski dans la Dame de Pique, qu’il a interprété à l’Opéra de Monte-Carlo. Jean-François Lapointe se produit régulièrement en concert : oratorio ou mélodie ; il est réputé comme un interprète de Duparc, Fauré et Poulenc. Il se consacre aussi à la direction d’orchestre et assure de nombreuses classes de maître. Prochainement, il chantera Raimbaud (Comte Ory) à Marseille et Genève, Garrido (La Navarraise) à Monaco, Escamillo (Carmen) à Marseille, Le Marquis de La Force (Dialogues des Carmélites) à Toronto, Marc-Antoine (Cléopâtre) à Marseille, ainsi que Hercule (Alceste), Albert (Werther) et Valentin (Faust) à l’Opéra de Paris.
Dmitry TRUNOV, ténor (Lenski)
Le ténor Dmitry Trunov est né en 1986 en Russie. Dès l’âge de 17 ans, il a entrepris ses études en chant au Collège postsecondaire d’études musicales de Moscou, qu’il a poursuivies à partir de 2005 au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Parmi les rôles qu’il a chantés au Studio d’opéra du Conservatoire, on compte Lenski et Triquet dans Eugène Onéguine de Tchaïkovski, Rodolfo dans la Bohème de Puccini et le comte Almaviva dans le Barbier de Séville de Rossini. Au cours de ses études, Dmitry Trunov s’est forgé un vaste répertoire où les opéras de Rossini sont à l’honneur, mais également les œuvres de Donizetti, de Rachmaninov, de Rimsky-Korsakov, de Bizet et de bien d’autres compositeurs.
Déjà récipiendaire de nombreux prix, le ténor a poursuivi sa formation à partir de 2009 au Théâtre Stanislavski et Nemirovitch-Dantchenko de Moscou et s’est taillé une place dès 2009-2010 au Studio d’opéra de l’Opéra allemand du Rhin. Au cours de l’actuelle saison 2010-2011, il aura chanté à Düsseldorf dans l’Italienne à Alger, l’Enfant et les sortilèges et la Fille du régiment, à Francfort dans l’Heure espagnole de Ravel et à Stuttgart, et Léopold dans la Juive. En 2011-2012, il fera ses débuts en Italie avec le rôle du comte Almaviva dans le Barbier de Séville à Venise, puis reprendra le rôle de Léopold dans La Juive à Stuttgart.
Tatiana LarinaTatiana LARINA, soprano (Tatiana)
Cette soprano Georgienne a fait ses études à l’Université Stawropol en Russie d’où elle détient une maîtrise. Par la suite, elle s’est spécialisée à Berlin auprès de Brigitte Eisenfeld. Elle a remporté plusieurs prix au cours de compétitions vocales dans son pays d’origine, et également au Festival international des jeunes chanteurs d’opéra « Kammeroper Schloss Rheinsberg » 2010. C’est en 2003 qu’elle commence sa carrière professionnelle comme invitée au State Philharmonic Orchestra Stawropol dans le rôle de Violetta dans Traviata et par la suite en Adina dans l’Elisir d’amore, entre autres. Et c’est en 2004 qu’elle retourne au State Philharmonic Orchestra Stawropol pour interpréter Tatiana dans Eugène Onéguine. En 2010, elle effectue une tournée en Allemagne dans la Flûte enchantée de Mozart en tenant le rôle de la Reine de la nuit. Ses rôles principaux sont Adina (L’Élisir d’amore), Nedda (I Pagliacci), la Reine de la nuit (La Flûte enchantée), Musetta (La Bohème), Adèle (La Chauve-souris), Violetta (La Traviata) et Gilda (Rigoletto).
Emilia BOTEVA, mezzo-soprano (Filipievna)
Née en Bulgarie, Emilia Boteva réside maintenant au Canada. Formée à l’Académie de Musique de Bulgarie, elle a fait ses débuts professionnels à l’Opéra de Sofia et y est retournée régulièrement par la suite dans des rôles comme Ulrica (Un ballo in maschera), Azucena (Il Trovatore), Maddalena (Rigoletto), Eboli (Don Carlo) Amneris (Aida), Teresa (La Sonnambula), Albine (Thaïs), Comtesse de Coigny (Andrea Chénier) et Suzuki (Madama Butterfly). Sa carrière se déroule tant en Europe (Bulgarie, Lituanie, Suisse, Portugal, Pologne, Espagne) qu’en Amérique maintenant. C’est en Amneris (Aida) qu’elle a fait ses débuts canadiens à Opera Ontario sous la direction de Daniel Lipton, pour y revenir ensuite dans plusieurs productions, puis au Gala de l’Opéra de Montréal et celui de l’Opéra de Québec (2005). Son répertoire va de la période baroque à la musique moderne et compte principalement les grands rôles pour mezzo de Verdi. Emilia Boteva parle couramment cinq langues et a réalisé plusieurs enregistrements avec l’Orchestre de la Radio nationale bulgare et l’Orchestre de la Radio française à Lyon. Le public de Québec a pu l’entendre en Emilia dans Otello en octobre 2007.
Sonia RACINE, mezzo-soprano (Madame Larina)
Sonia Racine est bien connue du public québécois. De nombreux prix et distinctions remarquables ont marqué les débuts de sa carrière, parmi ceux-ci mentionnons le Premier Prix et le Grand Prix du Concours national Radio-Canada, finaliste au Concours international de Pavarotti à Philadelphie, le Prix d’excellence de la culture à deux reprises ainsi que le titre de « Soliste de l’année » décerné par les Radios publiques de langue française, soit la Belgique, la France, la Suisse et le Canada. Par la suite, ici comme en Europe, ses principaux rôles ont été : Dalila (Samson et Dalila), Amneris (Aida), Santuzza (Cavalleria rusticana), Fenena (Nabucco), Carmen (Carmen), Geneviève (Pelléas et Mélisande), Filipievna (Eugène Onéguine), Mère Marie-de-l’Incarnation (Dialogues des Carmélites), Charlotte (Werther), Dorabella (Così fan tutte), la Princesse (Suor Angelica) et Ulrica (Un ballo in maschera) qu’elle a tenu également ici même à Québec en 2004, pour ensuite revenir en 2007 en Gertrude (Roméo et Juliette). En concert avec orchestre, elle aborde des œuvres majeures. Elle a fait un enregistrement de mélodies françaises pour la Radio Suisse Romande. Maestro Charles Dutoit l’a invitée à deux reprises au Saratoga Performing Art Center avec l’Orchestre symphonique de Philadelphie. Elle a chanté la première canadienne du Paul McCartney’s Liverpool Oratorio sous la direction de Carl Davis, œuvre qu’elle a reprise à Cleveland. Depuis août dernier, Sonia Racine est professeur de chant au Conservatoire de musique de Québec
Margarita GRITSKOVA, mezzo-soprano (Olga)
Margarita Gritskova, originaire de Saint-Péterbourg (Russie), diplômée du Conservatoire de Saint-Pétersourg, est une jeune mezzo-soprano en début de carrière, mais déjà, elle présente une feuille de route impressionnante à travers les nombreux prix qu’elle a remportés, soit 9 concours internationaux, dont les plus importants sont le Concours international de Luciano Pavarotti à Modena en 2008, le Concours international de Canto villa de Colmenar en Espagne et finaliste au Concours international Operalia de Placido Domingo en 2010 à Budapest. Margarita Gritskova est soliste en résidence au Nationaltheater Weimar où, au cours de la saison dernière elle a tenu les rôle de Cherubino, Cenerentola, Maddalena et Olga.
Alexander SAVTCHENKO, basse (Le Prince Grémine)
Ukrainien d’origine, Alexander Savtchenko est diplômé du Conservatoire de Kiev et s’est installé au Canada en 1990. Gagnant du Concours International Luciano Pavarotti (1992), il a été artiste en résidence à l’Opéra de Montréal (1991-1992) et plus tard à Kiel en Allemagne (1999-2002). En 1997, il faisait ses débuts à Carnegie Hall dans le Te Deum de Dvo?ák. Au cours de sa carrière, il a chanté à l’Opéra de Montréal : le Sacristain, Tosca ; Monterone, Rigoletto ; Basilio, le Barbier de Séville et le Grand Prêtre, Nabucco ; à Opera Lyra Ottawa : Alidoro, la Cenerentola et à la Canadian Opera Company : Angelotti, Tosca ; Micha, la Fiancée vendue. En octobre 2003, il tenait ici même le rôle de Timur dans Turandot qu’il avait déjà interprété au Houston Grand Opera (1994) et à Portland (1996). Le public de Québec le retrouvait également, en mars 2004, en Docteur Dulcamara dans la production de l’Elisir d’amore de Donizetti, en octobre 2004 en comte Horn dans Un bal masqué, en mai 2007 en Frère Laurent dans Roméo et Juliette, en octobre 2009 en Ramfis dans Aida, en mai 2010 en Raimondo dans Lucia di Lammermoor et en octobre 2010, en Ferrando dans Il Trovatore. Alexander Savtchenko a également incarné : Méphistophélès (Faust), Sparafucile (Rigoletto), Colline (La Bohème), Prince Gremin (Eugène Onéguine), le Commandeur (Don Giovanni) et Osmin (L’Enlèvement au sérail)
Hugues SAINT-GELAIS, ténor (Monsieur Triquet)
Natif de Jonquière, le ténor Hugues Saint-Gelais a obtenu une maîtrise en chant à l’Université Laval. Il a par la suite étudié la musique baroque aux États-Unis et le lied en Allemagne. Reconnu comme un des meilleurs ténors de sa génération, M. Saint-Gelais connaît une carrière florissante. Il se distingue dans le répertoire baroque et classique ainsi que dans la mélodie française et le lied. Il a chanté d’ailleurs avec de nombreux orchestres au Canada et à l’étranger. Parmi les oeuvres qu’il a interprétées, nous retrouvons le Messie de Haendel, la Neuvième symphonie de Beethoven, la Dame de Pique de Tchaïkovski, Carmina Burana de Carl Orff et les Noces de Stravinsky. On a pu entendre M. Saint-Gelais avec Les Grands Ballets Canadiens, Les Violons du Roy, l’Orchestre Métropolitain et l’Orchestre symphonique de Québec. Il s’est illustré également avec les musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de maestro Charles Dutoit dans le Renard de Stravinsky ainsi qu’avec le Nouvel Ensemble Moderne et la Société de musique contemporaine du Québec. De plus, il a participé à près de cinquante productions d’opéra, au cours desquelles on a pu constater ses qualités d’acteur, saluées tant par la critique que par le public. On a pu l’entendre notamment avec les compagnies d’opéra de Montréal, Québec, Edmonton, Ottawa, Toronto et Hamilton. En 1998, il s’est distingué dans le rôle–titre de Barbe Bleue au Lincoln Center de New York.
Pierre-Étienne BERGERON, baryton (Zaretski)
Le baryton Pierre-Etienne Bergeron a fait partie de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal de 2007 à 2009, du programme des jeunes artistes d’Opéra Lyra Ottawa et a été artiste en résidence au Pacific Opera Victoria. Très actif dans le domaine de la musique contemporaine, il a assuré la création du rôle de Truman dans A Chair in Love du compositeur gallois John Metcalf et du dramaturge québécois Larry Tremblay, avec l’ensemble Pentaèdre sous la direction de Wyn Davies au Festival de Buxton et au Cardiff Millenium Centre. Récemment, il était de la création de l’opéra-bd les Aventures de Madame Merveille avec l’Ensemble contemporain de Montréal, production diffusée sur Espace-Mu (SRC) et qui fera l’objet d’une tournée en 2011. Également actif dans le monde du récital et de l’oratorio, il s’associe régulièrement essentiellement à nombre de formations montréalaises et québécoises.
Michel CERVANT, basse (Un Capitaine)
Originaire de Cap-St-Ignace, Michel Cervant a obtenu un baccalauréat en
interprétation-chant à l’Université Laval, en 1982. Deux ans plus tard, il termine un autre baccalauréat en éducation musicale. En plus d’être professeur en Univers social, Michel Cervant se produit régulièrement dans la région de Québec avec divers ensembles professionnels tels que : l’Opéra de Québec et le choeur de l’Orchestre symphonique de Québec. Depuis quelques années l’opéra de Québec l’invite régulièrement comme soliste : le Gendarme (La Bohème), le Commissionnaire (La Traviata), le Sergent (Le Barbier de Séville), Hermann (les Contes d’ Hoffman), le Commissaire impérial (Madame Butterfly) et le Conte (Rigoletto). Michel Cervant fait partie de l’ensemble de chant grégorien qui assure l’animation à la Basilique de Québec depuis huit ans.
(Source des biographies : Opéra de Québec)
EUGENE ONEGUINE
Opéra de Québec
Chef d’orchestre : Daniel LIPTON
Metteur en scène : François RACINE
Le 22 (19 h), 25, 27 et 29 (20 h) octobre 2011
Grand-Théatre de Québec
www.operadequebec.qc.ca / www.facebook.com/operadequebec
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